Programme de gouvernement pour une société nouvelle

confiance, responsabilité, solidarité

Les besoins

Classé dans : Economie — 17 avril, 2010 @ 17:16

LES RÉPONSES AUX BESOINS

LES RÉPONSES AUX BESOINS DE SURVIE

Réponses aux besoins nutritifs: pour le détail, on se référera aux ouvrages spécialisés.

En ce qui concerne les lipides il me semble que nous en consommons trop.

C’est ainsi que si les français ( Aisés) mangent de la viande deux fois par jour, c’est dit-on ( Serge Latouche) parce que cela témoigne de ce qu’ils ne sont pas pauvres. Je me demande aussi si la suralimentation ne tiendrait pas au souvenir plus ou moins conscient d’un passé difficile et qui a connu des famines. Il y a aussi le cas des invités que l’on tient à honorer et peut-être à impressionner en leur présentant une table bien garnie. Je pense que l’on pourrait inventer d’autres façons d’honorer ses invités.

Réponses aux besoins de protection
protection physique

contre la maladie

contre les météores
par la vêture:
Sur un total de 4857,3 mégafrancs de consommation des ménages,en 1997,
252,8 étaient consacrés à l’habillement.
Une étude reste à faire sur la proportion des vêtements de leur garde robe que
les consommateurs portent régulièrement, occasionnellement et jamais.

en s’abritant:
En 1997, la part consacrée au logement était de 1357,5 Mégafrancs dont la le chauffage,
l’éclairage et l’ameublement.Là encore, une étude reste à mener pour faire la part de ce
qui est réellement nécessaire et de ce qui relève des besoins psychologiques. Pour
préciser: Quelle surface habitable minimum est nécessaire pour le confort physique et
psychique d’un individu ( En excluant le désir de paraître ou les nécessités
fonctionnelles, telles que réceptions liées au statut social et/ou professionnel ),
quelle température de chauffage, quel éclairage, quel ameublement.

contre les agressions d’autrui
contre les cambriolages,
contre les attaques personnelles: l’éclairage public

protection morale
la justice
réponses au besoin d’intimité
protection contre les paparazzi
protection des communications
protection des documents confidentiels
la confidentialité et le secret professionnel

Réponses aux besoins de vie

De l’ individu

Réponses au besoin de sensations:

1- Augmenter le nombre et l’intensité des stimuli conduit à notre société de consommation et de gaspillage. Ce choix s’est fait par facilité car il va dans le sens de l’entropie croissante, ou, si vous préférez, dans le sens de la plus grande pente, de l’augmentation du désordre. C’est un principe d’économie universel. Dans cette société, on mange plus, des mets plus variés, dans les discothèques, le son est toujours plus fort, assorti de flash éblouissants, les tenues de plus en plus tapageuses, mèches de cheveux vertes, rouge vif, la télé nous assomme de clips étourdissants et de films de violence, d’horreur, les véhicules de sport ou de transport vont toujours plus vite,etc…Mais ce choix mène à une impasse à cause de l’accoutumance. D’où la nécessité pour maintenir le “niveau” de conscience, d’augmenter le nombre et l’intensité des stimuli Cette remarque est valable pour tout: la boisson, le tabac, les drogues,la danse, la musique. Quand le haschisch ne suffit plus on passe à des drogues plus fortes, dans les discothèques on augmente le niveau sonore et le rythme jusqu’aux limites du supportable et au delà même puisqu’on sait maintenant que les habitués des boites de nuit deviennent sourds. A la télé on nous abrutit de clips, maelström de bruit et d’images. Cela est valable aussi pour la fringale d’achat. Ce mode de vie conduit à la mort individuelle prématurée car on atteint des limites biologiques (embonpoint, maladies cardio-vasculaires, overdoses, cirrhoses, accidents de la route) et à la mort sociale parce que pour produire toutes ces excitations à une population toujours plus nombreuse, on a besoin d’énergie et qu’on épuise les ressources naturelles de la planète et que l’on augmente la pollution. Le pire c’est qu’il conduit à la mort sans même qu’on soit passé par le bonheur, car chez ceux qui le pratiquent, le sentiment de vide subsiste et les pousse parfois au suicide.
Comment échapper à ce destin funeste?

L’ hédonisme : Il est un autre moyen de maintenir le sentiment de vivre , voire de l’élever, c’est d’éduquer nos sens ce qui, à stimulus égal, permet de mieux ressentir. C’est ainsi qu’un fin gourmet, ayant éduqué son sens du goût, éprouve beaucoup plus de plaisir qu’un néophyte à déguster un grand vin. Idem pour un mélomane capable de déceler le 1/16ème de ton à l’écoute de la musique, id° pour un peintre à la vue d’un tableau, id° pour un yogi dans la pratique de l’amour tantriste, id° pour un sportif assistant à un match dans sa spécialité, etc…
Un autre moyen d’éprouver des sensations plus intenses est de donner sa place au désir, c’est tellement meilleur de manger quand on a faim, boire quand on a soif, copuler quand on désire, etc..
Mais il existe des limites physiologiques et le vieillissement d’ où finalement l’ennui. On raconte l’histoire d’un condottiere qui ayant bu un filtre d’immortalité finit par tout connaître du monde, d’où ennui, déprime et souhait de mort. Comment échapper à l’ennui, i.e. maintenir sa conscience à niveau constant ?
Question: qu’est-ce qui est toujours nouveau et permet ainsi de renouveler en permanence les sensations et donc de se maintenir son sentiment de vie constant ou même de plus en plus élevé?

La création- Vivre c’est chanter, danser, aimer, lutter et surtout, surtout créer, créer par son travail, créer par le sport la danse ou la musique, peindre, écrire, faire du théâtre. Il est bien évident que par définition, créer amène toujours du nouveau, créer dans les arts et inventer dans les sciences et la technique augmente le nombre des stimuli. Plus un être sera habile et entraîné, plus il créera dans le même intervalle de temps. Quant à l’accoutumance, il est toujours possible de changer de champ de création si elle s’installe, mais en création, la nécessité s’en fait rarement sentir.
Il faut donc que la société cesse de produire pour la consommation à outrance et fasse tout pour développer les facultés créatices de l’homme.

Par l’ascèse? En diminuant le nombre et l’intensité des stimuli. C’est moins évident mais j’en ai parlé dans une remarque ci-dessus, à propos de la pendule qui s’arrête. C’est ainsi que j’expliquerais le fait que des moines bouddhistes se retirent pendant des années, et la conscience vaste et limpide dont parle Matthieu Ricard, viendrait de la suppression progressive des mouvements du sensitif. En extrapolant , on peut penser qu’à la limite, à l’instant de la mort , toutes les sensations disparaissant en un temps infiniment bref, le sentir vivre serait infiniment grand et le niveau de conscience infini. Il faut analyser cette hypothèse avec beaucoup de prudence, elle n’est pas invraisemblable mais ça dépend sans doute de l’entraînement de toute une vie et du type de mort qui survient.

Il est clair que pour se procurer des sensations, les humains sont prêts à payer, par exemple pour le goût ( gastronomie), pour les plaisirs sexuels ( Prostitution), pour l’odorat (parfums). Ces sensations sont bien évidemment plus riches que les sensations primaires (comme on parle des couleurs primaires), qui sont données par la nature. Elle sont le plus souvent accompagnées d’émotions.

Réponses aux besoin d’ émotions:
Y-a-t’il accoutumance dans l’émotion?
Réfléchissons sur des exemples:
Je pense que ce qu’on éprouve en tuant est de l’ordre des émotions. Pour la plupart des individus, tuer n’est pas facile, que ce soit tuer un poulet pour le manger, ou pire tuer un homme. Or on sait, que la plupart des paysans s’accoutument très vite à ces assassinats “nécessaires” et que les soldats s’accoutument aussi à l’assassinat “nécessaire”. Certains le font froidement et n’éprouvent plus aucune émotion, d’autres finissent même par y prendre du plaisir. Est-ce à dire que les aires des émotions de l’encéphale sont inactives? Si c’est analogue à ce qui se passe en ce qui concerne les sensations la réponse serait non. Nous sommes bien entendu à chaque instant un maelström de sensations mais ne sommes pas conscient de la plupart d’entre elles. De même, nous vivons avec des émotions sous-jacentes dont nous ne sommes pas conscients, par exemple beaucoup de personnes sont tristes, mais ne le “voient” pas ou dans une sorte de colère permanente mais quand on le leur dit, elles ne veulent pas l’admettre. Il semblerait que les personnes gaies soient beaucoup plus conscientes d’avoir à chaque instant le rire au bord des lèvres. Si cette remarque est vraie, on peut se demander pourquoi? Peut-être tout simplement par ce que la joie est une émotion “agréable” alors que la tristesse ou la colère sont lourdes à porter. Mais comme pour les sensations, on peut émettre l’hypothèse qu’une sorte d’accoutumance doit se produire. En fait, comme pour les sensations, le nombre des émotions est limité, certaines écoles de psychologie n’en reconnaissent que quatre fondamentales: la tristesse, la peur, la colère et la joie. Ce sont leur intensité, leurs combinaisons et leurs causes qui peuvent varier à l’infini.

Rechercher des situations émotives toujours plus nombreuses et plus intenses dans:

le registre des émotions inter-subjectives à savoir

pour le besoin d’identité.
par l’accumulation de richesses et de pouvoir. Compte tenu de l’accoutumance d’une part et de la concurrence d’autre part, cette accumulation est théoriquement sans fin et conduit aux problèmes de société et d’environnement dont nous sommes témoins.

pour le besoin de lien par:
La médisance, les potins: c’est effectivement une façon de s’émouvoir à bon compte mais elle laisse à ceux qui s’y adonnent un goût de sang et d’amertume dans la bouche.
Le collectionnisme: c’est la plus anodine des façons de connaître des émotions. Mais lorsque comme c’est le cas dans les ventes aux enchères on dépense des fortunes pour se procurer des objets plus par souci de briller( besoin d’identité ) que par amour de ces objets, on n’est plus dans le lien.
les clubs de rencontre: ce sont effectivement des lieux où l’on peut créer du lien, à condition d’en créer vraiment et de ne pas multiplier les rencontres superficielles.
les petites annonces: comme pour la multiplication des rencontres superficielles, on peut devenir un accroc des petites annonces .
la construction de métropoles: paradoxalement, ce sont des espaces où les possibilités de rencontre et donc de lien sont immenses et où les gens se sentent le plus seuls. La construction de mégapoles est une réponse à l’instinct grégaire de l’homme et bien sûr à un regroupement des outils de production visant à la faciliter. Mais quoiqu’il ne faille pas nier le besoin que les hommes ont de se regrouper, la mégapole est-elle une bonne réponse à ce besoin?

pour le besoin de fête par:
les rituels religieux: l’accoutumance fait que sauf effort d’attention et de participation des fidèles, ces rituels perdent toute leur efficacité émotive si bien que les dits fidèles ne les fréquentent plus que par habitude et souci du qu’en dira-t-on,
les manifestations sportives: il suffit d’assister à une de ces manifestations pour se rendre compte de la charge émotionnelle qu’elles véhiculent. Je crois toutefois que là encore l’accoutumance joue et que leur attrait décline avec l’âge des spectateurs. Faut-il éliminer ces manifestations de l’activité économique?
des fêtes diverses : réunions de famille, mariages, naissances, fêtes du calendrier, sont sources d’émotions. Mais trop de fête tue la fête, il y a là aussi accoutumance.

pour les activités de groupe par
le sport:
la musique,
le théâtre

dans le registre des émotions cosmiques par:
La recherche
les voyages
les périples
le jardinage

dans le registre des émotions intra-subjectives par:
le jeu
le rêve
la rêverie
certaines technique de méditation ou d’introspection
l’exercice du corps ( Danse, sport, etc..)
les drogues
les faits divers,
les actualités radio ou télévisées,
la presse du cœur et autres média,
le théatre,
le cinéma,

Comme pour les sensations, on peut se demander si une consommation abusive d’émotions n’est pas dangereuse.

Apprendre à trier entre les émotions parasites et les émotions vraies ( Cf. “ Vérités et mensonges de nos émotions “ de Tisson )
pour le besoin d’identité.
pour le besoin de lien par:

pour le besoin de fête par:

pour les activités de groupe par

la psychothérapie,
le développement personnel

Créer des situations émouvantes
les rencontres amoureuses, le donjuanisme
Pour ce qui est de l’amour, il faut distinguer entre l’amour de quelqu’un ou de quelque chose et l’ amour sans objet ( Ce qui paradoxalement est l’équivalent de tous les “objets”), disons l’amour de la vie. L’amour d’un objet peut être victime de l’accoutumance, parce que ce qu’on aime en lui, ce sont les sensations qu’il vous procure. Quand un des partenaires sexuels dit “ je t’aime” lors de l’orgasme, il veut dire qu’il aime le plaisir qu’on lui donne, la peau, l’odeur, l’aspect et l’habileté du partenaire n’étant bien entendu pas à exclure; Serge Ginsbourg l’avait bien compris qui dit, dans une chanson, “Je t’aime. Moi non plus ! “. Pour ce qui est de l’amour de quelqu’un il y a aussi souvent accoutumance, usure, dirait-on dans le langage populaire. Comme il arrive, certains couples n’ont plus rien à se dire, plus rien à découvrir l’un de l’autre. Mais en ce qui concerne l’amour de la vie, il vient de l’intérieur il s’agit disons, non de l’amour de soi, mais de l’amour de sa vie, la vie en expansion. C’est l’amour de ceux qui ont atteint suffisamment de sagesse pour vivre pleinement chaque instant . Celui là est inusable, sauf peut être par détérioration physique, auquel cas, il arrive que les porteurs de cet amour choisissent de mourir. Pour eux, mourir est peut-être une découverte d’une immense richesse.

les sports de l’extrême

aider son prochain

Se détacher des émotions
Attention! Il ne s’agit pas là de s’anésthésier comme le font ceux qui ont été victimes d’un traumatisme psychologique c’est-à-dire de bloquer l’accès des émotions à la conscience( Cf. “vérités et mensonges…” déjà cité ). Je dis bien “bloquer” et non supprimer, je crois que tous les psy s’accordent pour le dire, sauf peut-être à supprimer le siège des émotions ( si siège il y a ) dans le cerveau. Mais alors de quoi peut-il s’agir, comment se détacher des émotions ? Suffit-il de s’isoler, comme le font les ermites pour échapper à l’abondance des stimulis ? Je n’en sais rien, par contre, ce que je sais pour l’avoir vécu, c’est qu’il est possible non de supprimer ou bloquer ses émotions mais de les regarder “ en face” et pour cela les dire, les formuler. Par exemple, je peux très bien “regarder ma colère ou regarder ma tristesse, il y a alors comme un dédoublement comme si la partie consciente de l’homme observait sa partie animale. A l’inverse, on sait que ceux qui n’ont pas les mots pour dire, se laissent submerger par leurs émotions et souvent passent à l’acte. D’autres ont bien un vocabulaire assez riche, mais pour des causes qui restent à analyser, se refusent à les admettre. J’ai vécu à ce sujet une scène cocasse: au cour d’un repas entre amis, une femme s’est mise à invectiver son mari; Je lui ai demandé pourquoi elle était en colère? “ Mais je ne suis pas en colère” m’a-t-elle répondu toute rouge et en haussant le ton. Beaucoup de gens, notamment chez les enfants, refusent de reconnaitre leur peur.

Les remarques qui précèdent ont-elles quelque analogie avec l’ascèse à propos de la supression des stimulis? L’analogie est patente avec le choix de l’ermitisme. Dès lors qu’un individu se coupe de la société, il est probable qu’il échappe à de nombreuses émotions. Nous avons montré que la suppression des stimuli peut provoquer l’éveil et donc mobiliser la conscience. Nous avons pris comme exemples l’arrêt du tic-tac d’une pendule. Un phénomène analogue peut-il se produire en ce qui concerne les émotions? Il me semble avoir lu que lorsque des personnes sont sujettes à des émotions paroxystiques, comme par exemple l’épouvante, ces émotions atteignent un tel degré d’intensité que se produit un phénomène de résignation qui laisse la personne dans un état de sérénité lumineuse; je ne saurais en témoigner, c’est à approfondir. De toutes façons, cela n’a rien à voir avec l’arrêt du tic-tac.

Réponse au besoin de penser

En France, les agriculteurs constituent environ 5% de la population active et fournissent de quoi nourrir toute la population et de quoi exporter. Il faut un matelas monétaire suffisant pour rémunérer ces 5% sachant qu’avec cet argent ils vont :

se nourrir
le vêtir
se loger
payer les installations
les machines
le consommable, etc.
d’une façon générale, payer les matières premières, les produits élaborés et les services.
Ces produits participent à la survie, mais un agriculteur est un homme. il ne se contente pas de survivre, comme ses vaches ou ses cochons. Il veut aussi vivre. Certes, il se sent vivre en tirant des satisfactions du bon fonctionnement de son entreprise mais il lui faut aussi des loisirs, il veut pouvoir:

consacrer du temps à sa famille
voyager
se cultiver
pratiquer des hobbies
faire la fête
etc.

Sauf en ce qui concerne les gros propriétaires terriens, il est bien connu que les petits agriculteurs ont peu de temps à consacrer à ces “à côtés”, ils ont un mal fou à joindre les deux bouts et c’est pourquoi beaucoup disparaissent au profit des gros exploitants qui rachètent leur exploitation. Je crois que même si les gros exploitants, qui représentent environ ?% de la population, pouvaient subvenir aux besoins alimentaires de toute la France et fournir un surplus pour l’exportation ce ne serait pas une bonne chose de laisser disparaître les petites exploitations pour plusieurs raisons:
La baisse de la qualité des produits
la qualité du paysage
l’impact sur l’environnement

Je pense qu’il faut au contraire favoriser et multiplier les petites exploitations et qu’elles se regroupent en coopératives. Outre un remède aux inconvénients ci-dessus, cela permettrait de libérer du temps de loisir pour les petits exploitants.
Les reste de la population travaille à raison de
% dans le secteur primaire
% dans le secteur secondaire
% dans le secteur tertiaire

LA SEPARATION

J’appelle séparation le fait que chacun est seul dans sa peau, chacun est le centre du monde,chacun vit pour soi. Lorsque je partage des jeux sexuels et que ma partenaire éprouve du plaisir, je n’ai pas accès à ce plaisir, son orgasme reste enfermé dans son corps. je peux en éprouver du contentement, ou même de la joie, mais je ne connais pas sa volupté. Si quelqu’un souffre en ma présence, je n’éprouve absolument pas la souffrance, je peux tout au plus compatir et l’aider à la soulager. Mais heureusement, chacun ne vit pas que pour lui, la vie a programmé des comportements altruistes et même parmi des sociétés rudimentaires, telles que les bancs de poissons ———-, des individus se sacrifient pour la sauvegarde du groupe. Seulement, ces comportements ne se manifestent qu’en cas de menace pour le groupe et ils ne se manifestent pas toujours. Par exemple, chez les humains, il arrive souvent qu’en cas de danger pour la collectivité, on constate un “sauve-qui-peut” où des individus marchent sur des hommes à terre pour sauver leur peau. En cas de disette, un costaud pourra tuer pour s’emparer de la nourriture qu’un plus faible a trouvée. Mais il arrive aussi que la solidarité se déclenche et provoque des comportements altruistes.
Si les comportements altruistes sont aléatoires en cas de menace, à fortiori le sont-ils en période de paix et d’abondance. Ce sont alors les comportements égoïstes qui l’emportent. L’homme échappant partiellement à la programmation naturelle, ce sont alors les coutumes et les lois qui la remplacent. Les dominants savent bien, plus ou moins consciemment que c’est à la collectivité qu’ils doivent leur survie et leur prospérité et c’est pourquoi ils obéissent partiellement aux lois humaines. Mais dans l’état actuel de la société industrielle, l’abondance est telle que l’égoïsme l’emporte largement sur l’altruisme et c’est pourquoi, non seulement les dominants font fi de la loi, mais une frange importante de la société devient délinquante. Je ne sais si la compassion est innée ou acquise, si elle est plus l’apanage des femmes que des hommes, mais je sais qu’elle varie avec les individus et que dans notre société de consommation individualiste, elle n’a pas souvent l’occasion de se manifester, si bien qu’elle s’étiole.

LE BESOIN D’IDENTITÉ

Quand je fais un retour en arrière, je m’aperçois que la plus grande part de l’éducation que j’ai reçue était à caractère répressif: “fais pas ci, fais pas ça” comme dit la chanson de Dutronc. Dans mon milieu, la politesse était considérée comme la plus grande des qualités, la politesse et l’obéissance; “ Il faut savoir obéir avant de savoir commander”. Quant à mes années de Lycée, je m’en souviens comme d’une interminable période de crainte, crainte d’être interrogé lorsque je ne savais pas bien ma leçon, crainte de répondre à côté, crainte de ne pas poser les questions que nos prof attendaient. Quand nous posions une question insolite ou même hors sujet, nous avions peur de passer pour un imbécile, un inadapté. Le prof., faute de temps et de préparation psychologique, ne pouvait pas prendre la peine de comprendre cette question. Je pourrais ainsi aligner des pages de mauvais souvenirs. Les choses ont-elles changé? Il me semble que non, alors je me pose la question: “pourquoi tout un système de répression , d’étouffement de la personne?
Pour y répondre, j’ai formulé le postulat suivant:

Le plus grand besoin de l’homme ne sont ni l’argent, ni le sexe, ni la volonté de puissance mais le besoin d’être reconnu. Il veut être reconnu par son aspect vestimentaire, ou pour sa force ou son intelligence ou son talent à raconter des histoires drôles ou par la violence, etc…Il semble que dans notre société occidentale, l’affirmation de soi passe par la réussite sociale, du moins en est-ce le mode le plus courant; être un industriel puissant , ministre ou président est le sommet de cette réussite. Je ne pense pas que les grands bourgeois soient des ramollis lâches et veules (“la règle du jeu” de Renoir, » Les grandes familles », ), au contraire, ce sont souvent des lutteurs, très doués, grands travailleurs. N’empêche qu’ils ont peur. Rien de plus compréhensible, en effet, supposons que l’on veuille déboulonner un tel Monsieur, le faire tomber de sa haute situation. Comme il a mis tout son “moi” dans la réussite, en le contestant, ce n’est pas seulement le ministre que vous contester dans sa fonction ou l’industriel, mais c’est tout lui. Sans sa situation ce monsieur n’est plus rien, en l’en privant , vous le tuerez. Quoi d’étonnant dans ces conditions que le monsieur réagisse, qu’il soit réactionnaire? Quoi d’étonnant qu’il institutionnalise un système de répression, d’étouffement de l’enfant, l’être le plus contestataire au monde?

Le besoin d’identité peut passer par le besoin d’appartenance à un groupe, à une nation, à une religion. Mais si tu dis “ je suis juif” ou” je suis français” ou “je suis shite” ou “mormon”, tu n’es pas orienté vers le divin. Tu te colles une étiquette et tu t’ossifies, tu te scléroses, tu fais de toi, individu, une généralité et nous avons vu (ch. “L’idolâtrie”) que c’est une forme d’ idolâtrie. Si tu dis “je suis homme” c’est déjà mieux, tu es sur le chemin mais avance. Si tu dis “je suis vivant”, c’est beaucoup mieux . Si tu dis “je suis”, c’est encore mieux mais ce n’est pas vrai car à chaque instant ton enveloppe charnelle change, à moins qu’en disant cela tu ne penses à “je”? Dans ce cas contente toi de dire “je”. Cette fois, tu y es presque, mais “je” est encore une forme, en anglais on dit “I” et en en hébreu, “ani”. Alors ne dis plus rien!

On pourrait réduire considérablement les budgets de l’industrie du rêve et de la pub. Cela bien sur entraînerait le chômage de milliers de personnes. Mais au lieu de dire entraînerait le chômage” je dirais plutôt “libérerait” ces personnes pour des tâches productives de vie. Au demeurant, il n’est pas dit qu’en ce qui concerne la pub, ses employés ne trouveraient pas à mettre leur forces productives et leur créativité au service d’une pub qui forme et qui informe sur des produits de vie.
En ce qui concerne l’industrie du rêve, je crois que son vice est de créer du rêve pour elle même; Par exemple des émissions telles que Star Académie qui font rêver les jeunes à devenir eux-mêmes des fournisseurs de rêve. Or, on pourrait très bien envisager de mettre l’industrie du rêve au service de grandes causes humanitaires, scientifiques, politiques, etc.
A cet égard, je suis pour le retour aux commerces de proximité avec en corollaire, l’obligation faite à ces commerces et dans la mesure du possible de se fournir auprès des producteurs locaux. Des laboratoires locaux eux aussi pourraient veiller à la qualité des produits de consommation locaux. Il va sans dire que cela augmenterait les frais de gestion du commerce et donc le prix des marchandises mais cela aurait pour effets , à mon avis bienfaisants , de réduire et améliorer la consommation des individus.

Pour conclure, je pense qu’il serait intéressant de mettre en place un comité d’étude dont le but serait de mettre à plat l’économie française pour examiner dans quelle mesure tel ou tel secteur d’activité sert l’épanouissement de la vie. Je garde à l’esprit que la vie est d’une extrême complexité et que ce qui peut paraître nuisible en première analyse peut se révéler utile à plus ou moins long terme et inversement.

Comment faire pour que dans le tissus économique tout le monde soit payé à sa juste valeur? Il faut s’interroger sur la valeur d’échange des biens produits par son travail. Elle doit pouvoir s’évaluer à l’aune des besoins qu’elle contribue à satisfaire.

Un commentaire »

  1. tchat dit :

    Super article, très intéressant, merci!

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